Tuesday, 29 July 2008

Dauphins

Quelques images des dauphins qui sont venus jouer dans le sillage du bateau pendant une vingtaine de minutes. C'est toujours impressionnant de voir leur aisance dans l'eau et avec quelle facilite ils peuvent accelerer en trois coups de nageoire pour doubler tranquillement notre bateau pourtant lance a plus de 17 noeuds.
Un grand moment

Petit arret technique

Petit retour sur notre chevauchee fantastique de dimanche qui s'est arretee assez brutalement dans la nuit de dimanche a lundi. Une rafale plus forte que les autres, couplee avec une belle vague (invisible de nuit, qui plus est avec une brume a couper au couteau), a eu raison de notre spi.

"Tout le monde sur le pont!", en moins d'une minute, les equipiers de repos ont enfiles leur cires, gilets et harnais et aident ceux de quart a recuperer tant bien que mal le spi explose qui est a l'eau. Malheureusement il n'est pas reparable avec les moyens du bord. Dans la
manoeuvre d'urgence et pour eviter de faire soufrir le bateau, l'equipage a largue la drisse. Pour pouvoir envoyer le genaker, Il est desormais necessaire de repasser cette drisse et donc grimper dans le mat A cet instant, alors qu'il fait nuit noire, Gwen a pris la sage decision de faire route sous solent en attendant le lever du jour pour entreprendre une telle manoeuvre.

Quelques heures plus tard, l'equipage, repose, envoie Gwen en tete de mat pour repasser la drisse. Le vent soufle toujours a force 6-7, mais la mer est plus ordonnee. Aussi le barreur s'applique a limiter les mouvements du bateau. L'ascension du mat ne pose alors pas de probleme majeur. Toute l'operation se deroule rapidement et nous repartons vite
"au taquet" sous genaker.

Grosse deception pour l'equipage. Mais cela fait partie du jeu.
Finalement nous ne nous en sortons pas si mal dans la mesure ou: (i)la voile n'est pas totalement perdue et l'operation s'est faite rapidement et sans autre degat (d'autres ont casse leur bout dehors, indispensable a l'envoi de toute voile de portant) et (ii) il se pourrait que la meteo nous soit favorable, ne necessitant pas l'emploi d'un petit spi. Nous serions alors encore competitifs, meme prives de cette voile.

Depuis nous avons retrouve toute notre motivation, notemment grace a une bonne gestion meteo qui nous a permis de traverser une zone sans vent en "seulement" 6h de petole la nuit derniere. Nous sommes desormais au pres, cap au sud est.

L'esprit Safety

Leadership in Safety, un concept mais surtout une "realite" a bord de
notre Class40 "SAIPEM - Leadership In Safety"

Au dela de l'utilisation rigoureuse des equipements de securite du bord,
(gilets de sauvetage, lignes de vie, radar, etc...) naviguer en securite
au large est un fin melange d'une multitude d'ingredients aussi varies
que complementaires.

Voici quelques uns de ces precieux elements qui nous sont chers:
- bien manger
- bien dormir
- une bonne entente a l'epreuve du mavais temps
- penser a ses coequipiers comme a soi meme
- une envie commune de bien faire
- etre conscient des risques

Enfin s'il fallait ne retenir qu'une chose. C'est bien d'amour que je
parlerais. Chaque membre de l'equipage est attendu avec impatience par des
personnes qui lui sont cheres. Naviguer au large n'est pas une fin en soi.
L'essentiel est rentrer au port, chaque fois, pour retrouver les siens.

A tres bientot donc sur les remparts de Saint-Malo, tous ensembles !

Gwen

Sunday, 27 July 2008

De la glisse pure !!

Depuis le passage entre les iles St-Pierre et Miquelon, le vent a forcit graduellement et s est oriente dans une direction favorable permettant d'envoyer le spi et d'atteindre des vitesses de plus en plus importantes.
A ces allures le bateau se comporte comme une planche a voile (voir le sillage sur la photo) et il est important de bien se placer par rapport aux vagues. Le barreur s efforce de prendre de la vitesse dans chacune des vagues en les surfant tout en evitant de "planter" l avant du bateau dans le bas de la vague.
Le bateau est tres heureux de pouvoir enfin se degourdir la quille et les safrans au plus grand plaisir de l'equipage (a en voir le sourir jusqu au oreilles des barreurs qui se succedent).
Au dernier pointage, le bateau SAIPEM - leadership in safety avait parcouru plus de 288 milles nautiques au cours des dernieres 24h. Nous nous attendons a voir notre cette performance augmenter au cours des prochaines heures.

Production d'eau douce

Afin de minimiser le poids du bateau et ainsi gagner en performance, nous avons choisi d'embarquer uniquement le strict minimum en terme d'eau douce pour la traversee.
Nous produisons l'eau douce necessaire a notre consomation quotidienne (soupes, plats lyophilises, boissons) avec notre dessalinisateur a main que vous pouvez voir sur la photo et qui ressemble a une pompe avec un levier.
A chaque fois que le levier est actionne, l'eau de mer est pressee contre une membrane qui retient le sel et laisse passer (quelques goutes) d'eau douce.
Depuis que nous sommes sorti du St-Laurent nous considerons que l'eau est suffisament propre a la consommation donc nous avons profite des derniers instant de calme avant St-Pierre et Miquelon pour lancer la production de notre premier cru.
Environ 35 minutes sont generalement necessaires pour produire 2 litres d eau douce, tout le monde a bord a produit ses 2 litres.
Etant donne l'effort que cela demande, l eau douce est uniquement utilisee pour l'alimentation, vaiselle et toilette se font a l'eau de mer.

Vacation Radio

Une image illstrant la bonne ambiance lors de la vacation radio
journaliere avec SAIPEM

A nous l'atlantique... a plus de 20 noeuds !

Le voile de brume qui cachait notre paysage depuis plusieurs jours s'est leve pendant quelques minutes hier aux abords de St Pierre pour laisser apparaitre a quelques 150m du bateau le rocher... ainsi que 4 concurrents! Passage mythique de cette marque de parcours avec en prime donc quelques places gagnees au classement (grace notemment a une petole qui a regroupe la flotte a St Pierre).
Depuis c'est l'ocean sans limite, enfin. la brume est toujours bien presente mais le vent a forci considerablement jusqu'a atteindre 30 noeuds aujourd'hui, et au grand largue s'il vous plait, (130 degres du vent, allure privilegiee de nos engins de course). Du coup, sous genaker puis sous petit spi (en gardant la grand voile haute), les records de vitesses tombent les uns apres les autres: nous trepignions de joie dans la nuit au passage des 14 noeuds, aujourd'hui 14 noeuds nous parait bien ennuyeux compare au record du jour, 22 noeuds, ou aux moyennes de 16 noeuds que nous arrivons a tenir sur de courtes durees.
Ambiance volvo ocean race dans les mer du sud ou le bateau ressemble etrangement a un sous marin de l'interieur ou je vous ecris. Gwen qui passe le plus clair de son temps sur l'ordinateur de bord pour fignoler le routage (optimisation de la route du bateau en fonction de la meteo) nous predit une arrivee bien plus tot que notre estimation la plus conservatrice !